Dichotomie subjective de la question sociale à Rio de Janeiro selon la technè architecturale

L’architecture au delà des considérations techniques qui la désignent couramment et arbitrairement comme science du construit est moins je crois une discipline cartésienne qu’une forme de pensée.



2008
 Tiago Vier (LinkedIn)

Elle est l’outil qui convoque les savoirs les plus divers au service de l’élaboration du projet d’architecture. L’étymologie du terme renvoie à ce propos une définition des plus explicites à ce sujet ; « archi-tecturae » ou maîtrise des tektones, ou techniques.

C’est dans le fondement de cette idée que mon travail personnel de fin d’étude à l’ENAN s’inscrit. Initié à la culture lusitanienne lors d’un voyage d’étude au Portugal, j’ai longtemps été attiré par les valeurs, codes et réseaux culturels régissant les populations habitant les villes d’Amérique du sud et tout particulièrement par les paradoxes entretenus dans la ville brésilienne. Quels savoirs, quelles technès et quels rapports entretient la population avec son environnement ? La multiplication dans le tissu urbain formel de poches d’habitats précaires est-elle la manifestation de symptômes puisant leurs origines dans une substantielle inégalité sociale ou d’une ségrégation affichée historiquement ethnique ?

Il est facile à imaginer qu’une telle problématique doit induire des outils de recherches originaux et une démarche de projet d’architecture peu académique. Les outils présentis pour mener l’étude s’étayent de l’histoire du cinéma brésilien, de l’art religieux ou encore du samba, véritable institution et vecteur atemporel de l’histoire du Brésil.

La composition architecturale en projection de la recherche essaiera de s’imprégner d’identité sociale en proposant un programme public capable d’assurer un brassage pluriethnique le plus large

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