Nangal Summer Camp

2006

Caroline Dalcq


L’ONG Nangal, avec le soutien d’A&D, a lancé le 2 mai son « Camp d’été » dans le village de Tazhanguda, près de Cuddalore. Durant la première semaine, les participants ont appris à poser un regard nouveau sur leur environnement, en se centrant plus particulièrement sur les thèmes des déchets, de l’eau et de l’habitat.

Chaque jour de la première semaine se composait de deux activités principales : dans un premier temps, un ‘safari’ pour explorer le village, ensuite, après une synthèse des découvertes, la création d’une « carte subjective » du village.
Les participants, âgés de 6 à 16 ans, étaient séparés en 5 groupes de 6 à 8 personnes.

Le premier jour encourageait les participants à exprimer une vision subjective de leur environnement. Durant le ‘safari’ ils ont observé un lieu spécifique, pour choisir des éléments qu’ils apprécient et d’autres qu’ils n’apprécient pas - en tentant d’expliquer les raisons de ces choix. Ces observations ont aidé les groupes à poser les premiers repères de leur carte du village, qui a été étoffée les jours suivants.

Le deuxième jour traitait plus particulièrement des déchets, un gros problème dans ce village. Les participants ont parcouru le village à la ‘pêche aux déchets’ ; ils ont ensuite séparé leurs trouvailles en fonction de leur vitesse de décomposition, et de la pollution qu’ils provoquent.
Les lieux jonchés de déchets ont ensuite été reportés sur la carte du village.

Le troisième jour, les participants se sont penchés sur un autre grand souci au village : l’eau. Ils ont mené leur enquête : s’arrêtant dès qu’ils repéraient une trace d’eau, ils en interrogeaient l’utilisateur. D’où vient l’eau, à quoi sert-elle, comment est-elle, où ira-t-elle.. ?
Après une seconde promenade à la recherche des sources et rejets d’eau, les participants ont transcrits les résultats de leurs investigations sur leur carte.

Les activités du dernier jour se centraient sur l’habitat, ou l’environnement construit. Munis d’échantillons de matériaux, les groupes ont repéré ces mêmes matériaux dans les bâtiments du village. Ils ont ensuite analysé ces bâtiments de plus près, en en interrogeant les habitants. Comme chaque jour, ces observations ont été reportées sur les cartes de chaque groupe.
Pour clôturer cette réflexion sur l’habitat, les participants ont été invités à imaginer leur ‘maison idéale’ et à la dessiner.



ASFInt

Association membre du réseau Architecture sans Frontières International