Le travail participatif

2006

Groupe de travail : Irisha Aroutcheff ,


Le concept de travail participatif est aujourd’hui une notion absolument intégrée au travail de développement.
Pourquoi vouloir imposer à une population un modèle qui nous semblerait convenir à un contexte de vie que nous ne connaissons pas ?

Il paraît aujourd’hui évident qu’apporter un soutien pour la mise en place d’une amélioration de contexte de vie ne peut se faire sans la participation de la population concernée.
De plus faire participer une communauté à un chantier c’est faire en sorte que cette dernière s’approprie le projet et assure le fait qu’une fois l’ONG retirée la communauté, propriétaire de la nouvelle situation, en assurera sa pérennité.

Nous pourrions dire qu’aujourd’hui toute organisation, qu’elle soit gouvernementale ou non, essaye d’introduire la notion de « participation » dans le travail qu’elle entreprend. Malheureusement cette notion s’arrête souvent, principalement pour les Organisations Gouvernementales, à l’acte de simple consultation des populations. Or il est important de mettre en place une vraie participation de la part de la communauté concernée.

Concrètement pour A&D et PRAXIS chaque étape du projet mis en œuvre demande la participation de la communauté. Pour répondre aux besoins de ce projet les outils suivants sont utilisés :

Les PRA : « Participatory Rural Appraisal » Évaluation Rurale Participatoire.
Elles consistent à mobiliser la communauté. Il s’agira de réunir, une représentation équitable et diversifiée des habitants du lieu ou prendra place le projet. En général on essaye d’avoir une représentation par tranche d’âge, de genre et d’emplacement géographique. Il sera question d’écouter les besoins et les propositions des villageois et d’établir une liste des priorités. Les objectifs seront de légitimer le savoir faire local, d’initier une collaboration entre les communautés et les agents externes et d’éveiller une conscience par rapport à leur développement.
A l’issu de ces PRA un plan d’action aura été rédigé par PRAXIS, A&D et les représentants de la communauté.

Les pièces de théâtre : elles interviennent pour communiquer auprès de toute la communauté villageoise le plan d’action rédigé lors de la PRA. Pour cela une technique théâtrale précise est utilisée, il s’agit du « théâtre de forum ». Il consiste à jouer la scène jusqu’à ce qu’une action intervienne à ce stade la pièce s’arrête et les acteurs appellent la foule à intervenir dans la pièce pour conter la suite de la situation et ce qui, selon eux, pourrait découler de l’action. Ceci est un moyen de faire participer la communauté entière au plan d’action décidé et de recueillir leur avis sur sa viabilité.

Les Interviews individuelles : la construction des maisons est la partie du programme qui concerne les villageois de façon individuelle. En premier lieu tous les bénéficiaires sont réunis pour discuter des issues concernant la construction des maisons, limitations budgétaires, les techniques disponibles, le contexte urbain, les différentes solutions architecturales etc... A l’issue de cette rencontre plusieurs modèles en 3D de maisons sont présentés aux bénéficiaires.
Ensuite pour que ces maisons correspondent non seulement aux besoins mais aussi au goût de chaque famille des enquêtes puis interviews individuelles sont menées auprès de chaque foyer. C’est à l’issue de ces interviews que les architectes d’A&D commencent les plans de chaque maison. Chaque plan sera proposé sur les terrains respectifs des familles, à partir de là toute modification souhaitée par la famille respectant les limites budgétaires pourra être apportée.

Évidemment le soucis de l’ONG est que la finalité du projet corresponde au plus près à ce que la communauté a souhaité en fonction de ses besoins. En revanche on pourrait se demander ou s’arrête l’objectivité de l’ONG dans sa façon de proposer une enquête, de présenter une idée ou de communiquer une décision ?





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