Comment la paroisse aliène les habitants de Rajakamangalamthurai...

Au coeur du village de Rajakamangallamthurai la plupart de la terre appartient à la paroisse.
Les habitants ne sont donc pas propriétaires de leur terrain bien qu’ils les occupent souvent depuis plusieurs générations...



2006
 Irisha Aroutcheff

Les habitants occupants les terres, sur laquelle ils ont construit leur vie depuis souvent plusieurs générations, n’en sont pas légalement propriétaires et n’ont pas de « pattha » titre de propriété.
C’est la paroisse qui possède la plupart des terres constructibles du village. Ses occupants en ont la jouissance mais ne pourront jamais obtenir les avantages dont un propriétaire terrien peut bénéficier, comme par exemple un prêt bancaire, et surtout seront toujours dépendants de leur « bonne attitude » vis-à-vis de la paroisse afin de pouvoir continuer à jouir du lieu dont leur vie dépend.

Il y a une semaine, au centre du village, le chantier d’un bénéficiaire a été arrêté car les voisins ont réclamé son terrain comme étant le leur (l’un des voisins fait partie du Conseil de la paroisse...). La paroisse souhaite que ces bénéficiaires soient relocalisés sur le nouveau terrain bien qu’ils occupent cette terre depuis trois générations et souhaite y demeurer.
La hutte de ce bénéficiaire a été détruite en vue de débuter les constructions de la nouvelle maison, mais celles-ci ayant été interrompue par le litige de limite de terrain le couple est contraint, aujourd’hui, de vivre dans son petit abris de coco servant de cuisine en attendant que l’affaire soit démêlée, en espérant qu’elle le soit.....

Les bénéficiaires dont les maisons seront construites sur le nouveau terrain en bordure du village posséderont tous un titre de propriété, les bénéficiaires au centre du village, souhaitent être placés sur le nouveau terrain afin de bénéficier eux aussi du « pattha » (titre de propriété)

Pourtant une loi permet à une personne occupant depuis plus de 14 ans une terre d’en devenir propriétaire et ainsi d’obtenir un titre de propriété. Peut être serait- il maintenant intéressant d’accompagner ces villageois, tout au moins les bénéficiaires des nouvelles maisons dans le processus d’obtention de ce titre de propriété ?

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